Les machines qui me rassuraient tant quand j'étais perdue ne m'appartiennent même pas, je pourrais jamais me promener avec elles et même si je les connais par coeur et que c'est mes mains qui les ont réparées c'était vain comme tout le reste. Sur quoi me reposer quand plus rien ne fonctionne si même les mécaniques qui servent a fuir le vide ne rouleront jamais sur les routes en ma compagnie? Une histoire de carte grise banale et je m'écroule face à un vide qui reviens et auquel je sais de moins en moins faire face.

À part ça je les revois, les silhouettes fuyardes du coin de l'œil qui me valaient des remarques sur mon imagination débordante d'enfant spéciale. Elles sont toujours là dans cette maison à me regarder comme si je les voyais pas, et quand elles disparaissent je reste à fixer le vide une seconde lente comme si je pouvais les tromper de mes yeux aigris et distants.
Hier maman a eu peur de mon regard, elle a dit qu'il y avais quelque chose qui lui plaisait pas dedans. Comme une agression mais moi je comprends pas comment des yeux ça peux faire mal. Je lui ai juste fais un reproche je l'ai laissé sortir comme il s'est formé, y'a des justifications que j'ai pas envie d'entendre et je fais de mon mieux mais je vois pas comment masquer mes yeux.