hier pendant le combat j'ai pas ressentie d'adrénaline je suis passée complètement à côté.
Attendre un moment avec impatience et dissocier quand j'y arrive ça deviens trop habituel et ça m'inquiète, mais peut être que c'est mieux que je reparte sans avoir vécu les choses trop fortement.

J'hésite entre continuer de me préserver dans ce bocal de dissociation passive ou vaincre la peur de dépasser les limites au risque d'éclater l'enveloppe de verre brun et de me mélanger à la mer.
L'eau salée laisse mes cheveux doux et bouclés quand ils sèchent et qu'il me reste les souvenirs du soleil sur ma peau dans l'eau, et peut être que je lui prête des intentions qu'elle n'a pas mais j'aimerais que la lumière du soleil se pose dans mon cou et sur mes lèvres juste le temps d'une nuit avant mon départ.

Dans un mois je quitte cette maison que j'ai passée beaucoup de temps à construire et j'espère que quand je la retrouverai les fondations ne seront pas trop délabrées. j'espère que les muscles de mon dos seront toujours là pour serrer fort et que mes jambes n'auront pas perdues trop de leur explosivité. Tout reconstruire m'a pris beaucoup de temps et d'efforts après mon dernier départ mais le plus dur ça a été de retrouver du réconfort entre ces murs gris et triste.

Rien n'est acquis alors je dois me concentrer sur maintenant mais maintenant c'est dur et je me sens dépossédée mais il faut pas que je perde confiance comme je l'ai trop fait récemment.